Ces dernières décennies, la science a fait des progrès époustouflants, notamment dans le domaine de la médecine. Elle a apporté assez des solutions aux nombreux problèmes de santé que nous rencontrons. Mais malgré toutes ces prouesses, certains virus très dangereux parviennent à troubler la quiétude de la santé humaine ! Découvrez dans le présent article la maladie de Parkinson.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Elle touche les 1 % de la population mondiale, notamment les personnes âgées de plus de 65 ans. Elle atteint autant les hommes que les femmes et est très rare chez les personnes de moins de 45 ans. En effet, il s’agit d’une affection dégénérative qui attaque les neurones. L’origine fondamentale du mal est la dégénérescence d’une catégorie particulière de neurone (les neurones dopaminergiques se situant dans la substance noire du cerveau). Ils sont détruits à cause du déficit de dopamine. Ce déficit intervient notamment au niveau des neurones responsables du contrôle des mouvements du corps humain.

En effet, la maladie de Parkinson atteint une zone du cerveau qui est en grande partie responsable de nos mouvements. Les personnes atteintes de ce mal commencent à présenter des raideurs dans leurs mouvements et font des gestes peu fluides, rigides et incontrôlables. Les troubles issus de la maladie de Parkinson commencent le plus souvent dans l’intervalle allant de 50 à 70 ans. Cela ne voudra pas dire que les personnes qui ont dépassé la barre des 70 ans sont à l’abri de la maladie de Parkinson.

Selon des études effectuées en Belgique, en France et au Canada, les symptômes de la maladie peuvent être confondus avec le vieillissement normal. Mais lorsque vous présentez certains signes qui sont propres à la maladie de Parkinson, il est indispensable de faire un diagnostic afin d’avoir une idée claire sur ce qui vous arrive. La maladie de Parkinson est un mal qui devient de plus en plus fréquent. L’on estime à l’échelle mondiale qu’elle est diagnostiquée chez plus de 300 000 personnes tous les ans.

Les causes de la maladie

La maladie de Parkinson est assez complexe et l’on n’a toujours pas une idée claire de ce qui est l’origine de ce mal. La cause de la dégradation progressive des neurones reste encore inconnue dans la majorité des cas. Selon les scientifiques, il y a un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux qui engendrent le mal. Toujours est-il qu’ils n’ont pas encore donné une explication assez convaincante sur la question. L’hérédité a une part de responsabilité dans la maladie de Parkinson, mais l’environnement est beaucoup plus prédominant. En effet, le consensus actuel de scientifiques, soutient que « l’environnement jouerait un rôle plus important que l’hérédité, mais les facteurs génétiques seraient prédominant lorsque la maladie apparaît avant l’âge de 50 ans ».

Dans toutes les hypothèses, l’environnement reste le plus prépondérant au rang des causes de la maladie de Parkinson. Les facteurs environnementaux mis en cause sont divers :

  • Les pesticides : une exposition prolongée ou précoce à des polluants chimiques (des pesticides, des herbicides et à des insecticides) pourrait provoquer la maladie de Parkinson.
  • La MPTP: c’est une drogue qui contamine parfois l’héroïne. Il est susceptible de causer une forme grave et irréversible de Parkinson et ceci de manière subite. Cette drogue a un effet comparable au pesticide de roténone.

Par ailleurs, il existe d’autres causes moins directes au nombre desquelles on peut citer :

  • Les intoxications au manganèse ou au monoxyde de carbone ;
  • Un régime alimentaire pauvre en antioxydants.

Les symptômes de la maladie de Parkinson

Le début de la maladie de Parkinson est insidieux. Sa progression est très lente et ses symptômes bouleversent le système nerveux. Dès le début, les personnes affectées présentent des signes bien connus : tremblement des mains, douleurs mal localisées, fatigabilité anormale et difficultés à écrire. On peut aussi constater chez eux une raideur fluctuante. Au fur et à mesure que le mal évolue, les autres symptômes de la maladie se font ressentir de manière plus vive.

  • Le tremblement: c’est l’un des signes les plus reconnus au Parkinson. Il s’agit ici d’un tremblement régulier qui apparaît au repos et disparaît lorsque les personnes atteintes sont en mouvement. Le tremblement dû à la maladie de Parkinson disparaît pendant le sommeil et augmente lors des émotions et au moment des efforts de concentration et de réflexion. Au niveau des mains, il suscite un mouvement d’émiettement entre les doigts. Au visage, c’est un tremblement des lèvres ou du menton qui est signe du Parkinson.
  • L’akinésie : elle est caractérisée par la difficulté d’initiation des mouvements, la lenteur des mouvements et même la rareté de ceux-ci. L’akinésie touche surtout la marche. En effet, le patient atteint du Parkinson piétine parfois le sol avec de petits pas, les pieds collés au sol et les bras presque immobiles. Parfois, le patient est bloqué après quelques pas, le dos courbé et le cou raide. Il est brusquement suspendu et incapable d’avancer d’un seul pas. Par ailleurs, l’akinésie se traduit également à travers l’écriture qui devient plus difficile et de taille plus réduite. Tous les gestes deviennent lents, voire rares. Enfin, l’individu a aussi du mal à articuler les mots.
  • Troubles psychiques : ces troubles sont assez fréquents durant la maladie. Ils se présentent à titre d’anxiété, de dépression et même d’irritabilité. Dans certains cas, il est susceptible d’apparaître sous forme d’idées de persécution. Des hallucinations surviennent parfois, mais (dans la plupart des cas) après de nombreuses années d’évolution du mal.

Il existe tout de même d’autres signes qui apparaissent chez les patients après que le mal soit bien développé. On peut citer :

  • les troubles de sommeil ;
  • les sueurs inexplicables ;
  • une salivation excessive ;
  • les troubles digestifs et urinaires ;
  • les douleurs à type de crampes ;
  • les fourmillements désagréables , etc.

Évolution de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est un mal chronique. Les traitements ne permettent pas de le guérir, mais le ralentissent considérablement. Son évolution varie d’un patient à un autre. Dans tous les cas, l’on distingue généralement quatre grandes phases d’évolution de la maladie. Ce sont l’apparition des premiers symptômes, la phase d’équilibre thérapeutique, les complications motrices et la phase avancée de la maladie.

Lors de ces différentes phases, les patients sont sérieusement tourmentés. Mais il existe néanmoins des traitements plus ou moins efficaces pour calmer leurs maux.

Traitement de la maladie de Parkinson

À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson. Mais des médicaments permettent de compenser le déficit de dopamine (qui est à la base de maladie) pour ainsi atténuer certains symptômes. Jusque là, les efforts de la médecine se limitent à ralentir l’évolution de la maladie. En principe, les traitements antiparkinsoniens sont de la compétence des neurologues. Mais les autres branches de la médecine apportent leur part à la chose.

Les traitements médicaux

Leur but est de pallier le manque de dopamine. Les traitements médicaux y parviennent soit en administrant des substances qui vont se transformer en dopamine, soit en mincissant l’action de la dopamine ou encore en donnant au patient une substance qui bloque la dégradation de la dopamine.

Le traitement chirurgical

Le traitement chirurgical se fait par une stimulation cérébrale profonde. Il s’agit d’une implantation d’électrodes dans le cerveau afin de ralentir la dégradation des neurones dans la zone noire du cerveau.

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