Goût et odorat retrouvés, baisse salutaire de la pression artérielle, fréquence cardiaque « apaisée », retour à la normale de l’oxygénation des cellules : telles sont les bienfaits immédiats de l’arrêt du tabac. Lesdits bienfaits touchent également les fumeurs qui ont inhalé quotidiennement de la nicotine pendant des décennies. En effet, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas besoin d’attendre des années pour constater une amélioration drastique de la santé générale de l’ex-fumeur. À travers cet exposé, découvrez les avantages immédiats de l’arrêt du tabac sur la santé.

Tabagisme : un véritable enjeu de santé publique

Sept millions ! C’est le nombre de décès annuels attribués à la consommation de tabac dans le monde. En France, on parle de plus de 70 000 décès annuels, bien que le tabagisme soit en baisse relative dans l’Hexagone (- 4,5 % en 2019 selon le bulletin épidémiologique de Santé Publique France). La France, jadis qualifiée de « Cheminée de l’Europe », fait d’ailleurs figure de bon élève sur le Vieux Continent, grâce notamment à :

  • Des campagnes de sensibilisation massives,
  • Une augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes et
  • Une politique volontariste en la matière.

Les efforts doivent toutefois être maintenus pour convaincre les (plus de) 10 millions de Français qui continuent de fumer : 30,4 % des personnes âgées de 18 à 75 ans déclarent fumer du tabac (34,6 % d’hommes et 26,5 % de femmes). Pire : chaque année, près de 200 000 jeunes commencent à fumer en France, avec un âge d’« entrée » qui ne cesse de baisser, se situant aujourd’hui entre 13 et 14 ans.

Arrêt du tabac : effets rapides et bienfaits immédiats

Baisse drastique du risque de maladies cardiovasculaires, réduction de moitié du risque d’infarctus et de cancer du poumon, repousse des cils bronchiques : les bienfaits à moyen et long terme de l’arrêt du tabac sont connus de tous. Ce que l’on sait moins, c’est que le fait de décrocher de son addiction à la nicotine a aussi des effets immédiats, quelle que soit la quantité de tabac consommée par l’ex-fumeur et indépendamment de son « ancienneté » :

  • À peine 20 minutes après la dernière cigarette, on observe une baisse de la perturbation de la pression sanguine et des pulsations du cœur,
  • 8 heures après la dernière cigarette, l’oxygénation des cellules revient à la normale et la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié,
  • 24 heures après la dernière cigarette, la nicotine disparaît complètement du corps,
  • 48 heures après la dernière cigarette, le fumeur retrouve un meilleur goût et un meilleur odorat. Il pourra apprécier de nouveau les plaisirs organoleptiques des aliments qu’il consomme,
  • 72 heures après la dernière cigarette, le fumeur améliore sa capacité respiratoire et réduit l’essoufflement,
  • 2 semaines après la dernière cigarette, la coagulation revient à la normale et le risque d’infarctus diminue,
  • 1 mois après la dernière cigarette, la peau se désintoxique, les dents redeviennent plus blanches avec une haleine plus agréable. Le fumeur a meilleure mine,
  • 1 à 9 mois après la dernière cigarette, le reste des résidus causés par l’inhalation de la fumée issue de la combustion du tabac sont expulsés grâce à la repousse des cils bronchiques. On retrouve aussi son souffle et une voix plus claire.

Mais comment arrêter ? Et surtout, comment maximiser les chances de réussite de son sevrage tabagique et éliminer le risque de rechute ?

Cigarette électronique : la star des outils de sevrage tabagique

La cigarette électronique s’est progressivement imposée comme l’outil de sevrage tabagique le plus utilisé en France. C’est en tout cas ce que révèle le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé Publique France, soulignant que la cigarette électronique constitue désormais l’alternative au tabac préférée des Français qui veulent arrêter de fumer.

Les Français vapotent donc plus, mais fument moins, ce qui est plutôt une bonne nouvelle au regard de la composition chimique du e-liquide, nettement moins inquiétante que celle du tabac. Pour le directeur général de l’agence sanitaire, l’accroissement des chiffres de l’utilisation des e-cigarettes « s’inscrit depuis quelques années dans une stratégie de réduction des risques ». Le BEH continue en notant que la cigarette électronique attire principalement les fumeurs. Elle est donc le plus souvent utilisée comme aide au sevrage tabagique, et non dans un cadre récréatif.

Mais comment fonctionne une cigarette électronique? Il s’agit d’un dispositif mécanique qui chauffe un e-liquide (contenant des arômes et de la nicotine) pour produire une vapeur que l’utilisateur inspire. Contrairement au tabac, il n’y a pas combustion. Le vapoteur n’est donc pas exposé aux substances toxiques de la cigarette à tabac telles que le monoxyde de carbone ou encore le goudron.

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